Lundi 16 février 2009


(le délégué) -
Levez-vous! Saluez!

(Romukaji-sensei) - Très bien, délégué. Asseyez-vous. Aujourd'hui, le sujet de ce cours portera sur...

(un élève) – Et alors, c'trop fort, quand Naruto il lui fait son super jutsu d'la mort, tu vois, quoi, et pis...

(Romukaji-sensei) – SILENCE! Et qui vous a permis d'évoquer des choses pareilles dans cette classe! Vraiment! Ah, de nos jours, certains regardent vraiment n'importe quoi. De mon temps, certes... [ellipse de 10 minutes] alors vous me copierez 500 fois les paroles de Motteke Sailor Fuku, ça vous mettra quelque chose dans le crâne! Tsss... Où en étais-je?

(le délégué) – Au sujet du jour...

(Romukaji-sensei) – Ah, oui, bien sûr, certes... Ah, voilà. Aujourd'hui, je vous présenterai un animé récent, nomme Kuroshitsuji. (murmures d'incompréhension) Evidemment, je vois que cela ne vous dit rien. Il est vrai que c'est loin d'être la série la plus commentée du moment sur les divers blogs. Au fond, si cela permet d'aborder un sujet non trollé, tant mieux! A propos de troll, cela me rappelle une anecdote amusante de ma jeunesse, durant une soirée de jeux de rôles... Mais je vois que l'heure tourne, aussi je vous la raconterai plus tard... Vous m'y ferez penser, hein?

(le délégué et les autres, murmurant) – Mouaif... héhé bien entendu... tu peux courir.



(Romukaji-sensei) –
Kuroshitsuji, outre sa ressemblance avec la transcription la plus répandue de l'éternuement en nahuatl moderne, est un anime de 2008 basé sur un manga de Yana Toboso (apparemment, encore en cours de publication au Japon). Série du genre fantastique et comique, quoique pas totalement délirante : si l'on veut, le fond se veut sérieux voire dramatique, derrière des péripéties comiques qui sont un peu comme l'écume des jours étranges de cette petite société...


La série est centrée sur deux personnages. L'un est Ciel Phantomhive, un garçon de 12 ans, jeune lord britannique de l'époque victorienne. Orphelin fortuné (il possède une société spécialisée dans les jouets), intelligent et blasé, un bandeau sur l'oeil, il est surtout l'héritier d'une famille chargée des basses oeuvres de la monarchie anglaise. C'est donc sans émotion qu'il passe de la gestion de ses affaires aux enquêtes mystérieuses pour le compte de la reine Victoria. Mais heureusement, il n'est pas seul.

Car le personnage emblématique de la série, c'est son majordome. Un majordome absolument parfait. Il sait tout faire, sans perdre son calme. Oui, tout. Même ça. Cuisiner, accueillir admirablement des invités, faire rire le croque-mort le plus dérangé de Londres, tuer des brigands avec des fourchettes à escargot... Et comme de juste, il s'appelle Sebastian. A ce sujet, notez, jeunes élèves, qu'il semble que ce gag récurrent de nommer ainsi les majordomes remonterait à l'adaptation NHK de Heidi.

Bon, il y a deux ou trois bricoles pas claires à son sujet, mais pas de quoi fouetter un chat (d'ailleurs il adore ces bestioles). Par exemple, c'est un démon. Et il a signé un pacte avec Ciel, pour obéir à tous ses ordres. S'agissant d'un démon, il peut faire preuve d'une certaine malignité parfois, en n'obéissant qu'à la lettre d'un ordre, ou en ne révélant pas une information... C'est une bonne idée scénaristique, cela introduit un peu d'originalité voire de perversité dans la relation un brin compliquée du duo vedette.

 

Le côté plus comique de l'anime est complété par une belle brochette de personnages. D'abord le reste du personnel de maison, qui malheureusement double le travail de notre majordome : un cuisinier brutal et incapable, une meido bien à la masse, un jardinier qui flatte le côté shota des spectatrices, et un vieux au rôle certainement décoratif. Puis d'autres, y compris une sorte de dandy chinois, appréciable car toujours accompagné d'au moins une Chinoise en qipao!

 

On retrouve donc ce petit monde confronté à des situations banales ou à des crimes fantastiques, le tout dans une ambiance que l'on qualifiera de "gothique" (selon l'acception du milieu dont ce blog fait partie). Et c'est là une sorte de retour aux sources. En effet, le fantastique a réellement pris son essor avec les romans dits gothiques, à l'époque victorienne où se passe la série. L'esthétique est donc sombre, mais froufrouteuse (si vous me passez l'expression), horrifique mais raffinée, et constamment dans une posture de distanciation vis-à-vis du gothique pur et dur.

Par ailleurs, je me suis laissé dire que la série se laisserait aller par moments vers le yaoi...

(rougissements dans les rangs féminins) – Ouuuh...

(Romukaji-sensei) - Diantre! Certes, l'esthétique générale emprunte certains codes à ce genre, mais pour ce que j'en ai vu, c'était à chaque fois d'une manière comique (le shinigami est gratiné dans son genre). Mais enfin, regardons la suite pour voir! (Si ça se résume à des corsets... huhuhu!)

Ah, c'est déjà l'heure. Hum! Si vous avez un peu de temps, regardez donc cet animé. Ce n'est certainement pas la série de l'année, mais elle possède des qualités appréciables qui permettent de passer un bon moment.

Par Romukaji - Publié dans : Anime
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Vendredi 6 février 2009

[Article écrit le 2 février, posté maintenant, en raison d'une interruption de la connexion... Merci Orange-kun !  ]

 

Hé hé, c'est la Chandeleur aujourd'hui! Tout le monde a bien fait sauter une crêpe avec une pièce dans la main? Pour les malheureux comme moi qui n'ont jamais touché une pièce d'or de leur vie, et se sont contentés de les admirer au musée, un bel euro de série spéciale ou un vieux franc nostalgique auront suffi... Préservons un peu nos traditions, comme nos amis les Japonais, mais que diable!

 


Je voudrais vous parler d'une série que j'ai découverte récemment, et dont je ne suis encore qu'au début (épisode 10) mais ça promet : Nodame Cantabile. Il s'agit d'un anime musical... mais non, pas d'idol, encore moins d'aventure spatiale (donc pas Macross ni Wandaba Style). Non, là il s'agit de musique, de vraie musique : oui, celle que l'on joue avec des instruments qui ne semblent pas sortis de "Embrasse-moi Lucile", en étudiant des partitions écrites par des gens doués. Là, davantage que mon intérêt, le sujet a éveillé ma méfiance : en effet, la musique (abusivement qualifiée de) classique est souvent traitée d'une manière ridicule, au mieux avec un style "ouais je me jette sur un instrument, et parce que le scénariste m'a à la bonne et que je brûle mon cosmo, je déchire tout et le monde m'acclame".

Heureusement, la surprise est bonne. Mais heureusement aussi, c'est loin d'être un documentaire. Nodame Cantabile est avant tout une comédie hilarante, qui m'a valu de bons éclats de rire, et me fournira encore probablement l'occasion de m'esclaffer.

Mais de quoi ça parle? D'un ado aux cheveux en pique qui frappe les démons avec une clarinette pour sauver son monde? Que nenni! Chiaki Shinichi est un héros sobre : élève au conservatoire, talentueux et sérieux, il rêve de devenir chef d'orchestre, malgré les handicaps et difficultés que l'on découvre vite. Mais la vie n'est pas facile pour lui : au fil des épisodes, il se retrouve entouré d'une troupe de bras cassés dont il ne peut se débarrasser : Mine le violoniste qui se prend pour un rocker, Masumi le timbalier homo, Stresemann le maestro pervers... et surtout Noda Megumi.

Nodame, comme on l'appelle, est une pianiste bordélique, folle de Chiaki et à ce titre entreprenante. (La relation de "Je t'aime"/"dégage" n'est pas sans rappeler Sumomomo Momomo.) Toujours décalée sans le savoir, elle ponctue ses phrases et ses accidents d'onomatopées dont je ne peux plus me passer : Gyabo! mukya! gyapi! et j'en passe.


On suit donc les progrès (ou pas) dans la musique de ce couple (vraiment?) et de leurs amis (ils le sont?) dans un réalisme fantaisiste (ça veut dire quelque chose?).

Un petit bémol : les génériques : l'opening (Allegro Cantabile) est sympa, genre pop britannique, mais ne convient pas vraiment à l'ambiance et au style ; quant à l'ending (Konna ni Chikaku de), il a encore moins sa place dans Nodame Cantabile.

Mugya! Un détail! Par pitié, choisissez un fansub qui met des sous-titres en français, et ne copie pas bêtement de l'anglais avec de la "Sonate pour deux pianos en D majeur". Tss, j'vous jure... Gyabo!

En attendant, le premier volume du manga est sorti en France.

 

Pour conclure, je conseille cette série, réaliste ma non tropo sur la musique, et délirante fortissimo.

Mugya!

 

Résumé.

Pour :

- les persos

- la musique enfin respectée (même s'ils jouent Rhapsody in blue dans l'épisode 10... JE DETESTE GERSCHWIN !!Ce sommet de mauvais goût abominablement prétentieux de surcroît... grrr...)

 

 

Bouh!

- les génériques

(bon, c'est peu, mais je mets un peu de négatif!)

 


Par Romukaji - Publié dans : Anime
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Dimanche 1 février 2009

Bonsoir ; aujourd'hui, pour reprendre le blog, pas de nouvel "agent public", mais simplement une image.


Elle est tirée de l'épisode 6 de Full Metal Panic : The Second Raid , à la fin de la scène du coiffeur. Dites, c'est moi ou il y a vraiment de drôles de gens qui passent devant ce salon de coiffure?

Par Romukaji - Publié dans : Anime
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